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Recollons les fragments du passé !

1er objectif atteint, en route pour le 2e palier ! Ensemble atteignons l’objectif de 22 000€ pour la restauration de la ferme vietnamienne !
Image du projet Recollons les fragments du passé !

collectés sur un objectif
de 12 000

173%
icone mecenes 110 donateurs
icone réalisé Campagne terminée
Ville

Paris

IR 2020 / IS 2020

Les dons donnent droit à une réduction fiscale

France-Vietnam : aux origines de l’archéologie vietnamienne

Mobilisez-vous aux côtés de la société des Amis du musée Cernuschi  pour redonner vie à la collection vietnamienne du musée Cernuschi !

Vous connaissez bien le Vietnam ? Vous êtes intéressés par la mise en valeur du patrimoine vietnamien ? Saviez-vous que nous avons ici en France toute une collection d’art vietnamien qui n’attend que d’être restaurée pour pouvoir sortir de l’ombre ?

La collection vietnamienne du musée Cernuschi témoigne des liens forts qui ont existé entre la France et le Vietnam dans les années 1930.

Pendant la première moitié du XXe siècle, le patrimoine du Vietnam était au cœur des études scientifiques soutenues par l’administration française. L’École Française d’Extrême-Orient (EFEO) a été fondée en 1902 à Hanoï pour étudier l’histoire, sauvegarder les monuments, organiser des campagnes archéologiques et favoriser la venue de chercheurs français en Indochine. En 1934, grâce à la collaboration entre le musée Cernuschi et l’EFEO, une grande campagne archéologique a été organisée dans le nord de l’actuel Vietnam.

Les objets découverts lors des fouilles ont été recueillis par le musée Cernuschi en 1935 et exposés devant le grand Bouddha, rapporté du Japon par Henri Cernuschi 60 ans auparavant.

À sa mort, il légua son bel hôtel particulier et sa collection à la Ville de Paris. Au fur et à mesure, les collections se sont enrichies, pour faire du musée l’écrin de l’art de toutes les civilisations de l’Asie orientale.

Le Vietnam mis en valeur au musée Cernuschi

Image du projet Recollons les fragments du passé !

Le musée Cernuschi est actuellement fermé jusqu’en mars 2020 pour les travaux nécessaires à la création d’un nouveau parcours de visite. L’intérêt de ce nouveau parcours est d’offrir au visiteur une vision élargie de la richesse des collections, en rapprochant l’art de la Chine de celui du Japon, de la Corée et bien sûr du Vietnam.

Les objets, des plus anciens aux plus contemporains, mais aussi les dessins et les peintures, seront présentés dans de nouvelles vitrines.

La collection vietnamienne n’était jusqu’ici plus exposée de manière permanente. Dans les réserves, les anciennes restaurations ont jauni, les colles ont séché. Pour pouvoir être présentées au public, certaines pièces ont besoin d’être restaurées. Pour cela, nous avons besoin de VOUS !

Restaurons pour mieux transmettre

Onze céramiques archéologiques ont été sélectionnées en fonction de leur état de conservation et de leur importance patrimoniale. Le montant total des restaurations s’élève à 22 000 €, avec un premier palier à 12 000 € qui nous permettra de restaurer les dix premiers objets. Avec 10 000 € supplémentaires, nous pourrons restaurer notre modèle réduit de ferme.

Chaque œuvre sera minutieusement nettoyée, analysée puis remontée par des restaurateurs experts en céramiques archéologiques. Chaque intervention respectera l’authenticité des œuvres, sans chercher à masquer le passage du temps.

Vous aussi, devenez acteurs de la préservation de ce patrimoine vietnamien qui est le vôtre !

Toute l’histoire du Vietnam peut être racontée à travers ces céramiques, depuis 500 avant notre ère jusqu’au XXe siècle. Appropriez-vous cette collection et aidez à ce qu’elle puisse être transmise aux générations futures, pour témoigner des liens entre la France et le Vietnam.

D'avance, un GRAND MERCI !

Je choisis le montant de mon don...

  • 10
  • 50
  • 100
  • 200
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  • 1 000

... ET JE DÉCOUVRE MES CONTREPARTIES

  • Un grand merci !
  • Une carte postale de remerciement
  • Deux invitations à la visite guidée des collections après la réouverture du musée
  • Une adhésion d'un an à la Société des Amis du Musée Cernuschi
  • Deux invitations au vernissage de réouverture des collections en mars 2020
  • Votre nom sur la page des remerciements du site internet de la Société des Amis du Musée Cernuschi
  • Deux invitations à la soirée de remerciement des donateurs
  • Deux invitations à une rencontre exclusive autour des œuvres restaurées avec le conservateur
  • Recevez le catalogue des collections vietnamiennes du musée Cernuschi
  • Recevez le catalogue des chefs-d'œuvre du musée Cernuschi
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  • 1 000
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  • Une adhésion d'un an à la Société des Amis du Musée Cernuschi "formule entreprises"
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  • Votre nom sur la page des remerciements du site internet de la Société des Amis du Musée Cernuschi
  • Deux invitations à la soirée de remerciement des donateurs
  • Deux invitations à une rencontre exclusive autour des œuvres restaurées avec le conservateur
  • Dix invitations à une rencontre exclusive autour des œuvres restaurées avec le conservateur
  • Recevez le catalogue des collections vietnamiennes du musée Cernuschi
  • Recevez le catalogue des chefs-d'œuvre du musée Cernuschi
  • Une visite guidée des collections pour 20 personnes pendant les heures d'ouverture au public
  • Une visite privée du musée pour 20 personnes en dehors des heures d'ouverture au public

La vie du projet

12 déc.

Un grand merci pour la restauration de la collection vietnamienne du musée Cernuschi !

Chers mécènes,

Permettez-nous de vous remercier pour votre soutien lors de la campagne de financement participatif lancé sur la plateforme Commeon.

Grâce à votre don, notre campagne a été un réel succès : lancée le 5 octobre dernier, elle s’achève aujourd’hui sur un total de 20120 € collectés, soit 8120 € supplémentaires par rapport à l’objectif initial de 12 000 €.

Votre générosité va permettre de faire restaurer le lot complet des onze céramiques archéologiques de la collection vietnamienne du musée Cernuschi. Notre modèle réduit de ferme va également pouvoir être traité, (les 1880 € manquants seront complétés par la Société des Amis du musée Cernuschi.)


Cette opération de crowdfunding était une première pour le musée Cernuschi, et nous sommes ravis que ce projet vous tienne à cœur autant qu’à nous. Nos efforts pour mettre en valeur la collection vietnamienne sont largement récompensés par votre implication et votre participation. Bien entendu, nous ne manquerons pas de revenir vers vous au sujet des contreparties par la suite et espérons vous recevoir au musée Cernuschi lors de sa réouverture en mars 2020, autour d’un parcours de visite renouvelé laissant une place nouvelle aux œuvres d’art vietnamien.


Encore un grand merci pour avoir permis de recoller les fragments du passé !


Toute l’équipe du musée Cernuschi et de la Société des Amis du musée Cernuschi.

08 déc.

Le projet en images #10 : Brisés, collés, scotchés, cimentés, plâtrés, repeints : des problématiques de restauration variées !

Coupe en grès à couverte céladon, XIIIe siècle

Cette grande coupe au décor floral a été restaurée après sa découverte dans les années 1920. Retrouvée brisée, ses différents fragments ont été recollés. Il est d’usage en restauration de camoufler les lignes de jointure en les comblant par un matériau de bouchage que l’on vient ensuite peindre dans le ton de l’objet. C’est le cas ici : les zones vert sombre correspondent à des repeints qui devaient être plus clairs à l’origine, mais la peinture en vieillissant a foncé. Ce qui est surprenant, c’est que les repeints débordent très largement sur les morceaux originaux. Pourtant, lorsque l’on manipule la coupe, le décor d’origine se laisse deviner sous la peinture vert foncé.


Lors de la restauration, l’ancienne peinture sera éliminée afin de retrouver la teinte et la brillance du grès céladon. Si au cours du processus des zones lacunaires ou endommagées apparaissent, elles seront traitées de manière à ne pas masquer la surface originale.

 

Bol en grès à couverte grisée, XIIIe-XIVe siècle

On retrouve sur ce bol le même problème que sur la coupe précédente. Une partie lacunaire a été restituée puis peinte. La peinture a viré de ton et déborde sur la surface originale. La partie restituée est soignée : elle respecte la courbure du bol et la continuité du décor de petits clous. En effet ce bol, unique dans la collection du musée, imite la forme d’un tambour avec les clous qui tendent la peau au dessus de la caisse de résonnance.
La restauration permettra de retrouver un objet monochrome gris pâle et d’admirer la simplicité et la pureté de sa forme.

 

Coupe à oreilles en proto-grès à couverte ivoire, Ie-IIIe siècle

Cette petite coupe à oreilles est surprenante. En la retournant, aucune fissure n’apparait. Elle semble intacte et complète. Pourtant, à l’intérieur, juste sous le rebord, un badigeon gris mat masque la surface originelle. Peut-être cet enduit a-t-il été passé pour consolider la couverte qui s’écaillait par endroit ? Seule l’élimination délicate de l’enduit permettra de le savoir. Si besoin, un nouveau matériau de consolidation sera mis en œuvre, mais tout en transparence et en discrétion, sans couvrir la surface.

 

Présentoir en grès à couverte ivoire, XI-XIIIe siècle


Ce petit présentoir est un objet rare dans les collections. Sa forme dérive de modèles en argent. L’intérieur du plateau est orné d’un rameau fleuri incisé, contrastant sur un fond piqueté. Ce décor est la transposition en céramique du poinçonné et de la ciselure pratiqués par les orfèvres. De même, les pétales de lotus en relief du pourtour rappellent la technique du travail du métal au repoussé.


L’objet a été retrouvé avec une partie du pied lacunaire. Sa belle facture et sa rareté expliquent qu’il a été restauré de manière soignée dès les années 1920. La partie manquante du pied a été restituée, avec tout le travail des pétales de lotus en relief. Malheureusement, le matériau utilisé est devenu gris et ne s’accorde plus aujourd’hui avec la blancheur de la surface originale. Une reprise de la partie restituée permettra d’harmoniser l’ensemble pour permettre au regard de ne s’attarder que sur la partie authentique.

05 déc.

2e palier atteint pour la ferme vietnamienne ! 5 jours restants pour assurer sa restauration complète !

Bonjour à toutes et à tous !

Grâce à la générosité de 83 mécènes que nous remercions chaleureusement, la campagne RECOLLONS LES FRAGMENTS DU PASSÉ ! a déjà atteint l’objectif initial des 12 000 € et réuni 6305 € supplémentaires. Les dons assurent ainsi la restauration de 10 œuvres sur les 11 proposées, ce qui permettra de les présenter dans le nouveau parcours permanent du musée Cernuschi à sa réouverture en mars 2020 !

ENSEMBLE dans LA DERNIERE LIGNE DROITE !

Il reste 5 jours pour concrétiser la restauration de la 11e œuvre : le modèle de ferme vietnamienne, un ensemble architectural emblématique de la collection vietnamienne du musée Cernuschi. Ses dimensions et son état ne permettant jusqu’alors qu'une présentation partielle au public, une restauration complète permettrait de l'exposer dans son intégralité et dans une vitrine dédiée au sein du nouveau parcours permanent du musée ! Afin de mener à bien la restauration de cette ferme, 10 000 € sont nécessaires :

  • 2000 € pour les analyses en laboratoire [OBJECTIF ATTEINT !]
  • 4000 € pour une reprise des anciennes restaurations [OBJECTIF ATTEINT !]
  • 4000 € pour la consolidation des zones fragiles, le recollage des éléments brisés et l’harmonisation de l'état de surface [OBJECTIF EN COURS !]

Pour mieux comprendre les enjeux de la restauration de cette ferme, retrouvez ci-dessous un article et une vidéo consacrés à ce modèle architectural remarquable.

 

Pour que ce projet prenne plus d’ampleur, et que chacun ait la possibilité d’entrer dans la communauté, n'hésitez pas à partager la page de la campagne auprès de vos proches.

 

C’est le moment de participer, nous comptons sur vous !
MERCI À TOUTES ET À TOUS !

 

30 nov.

Le projet en images #9 : Une technique chinoise pour un usage bien vietnamien

Petit crachoir en grès à couverte céladon, XIe – XIIIe siècle

Ce petit vase a été retrouvé enseveli et brisé dans les couches supérieures des sites explorés par Olov Janse lors des fouilles qu’il mena dans le nord de l’Indochine française entre 1934 et 1935. Il appartient à la famille des céladons, ces grès fins et solides recouverts d’une couverte vitrifiée de couleur verte. Les premiers céladons étaient chinois, mais les potiers vietnamiens se sont rapidement approprié cette technique.

 

Détail du motif incisé sous couverte

Ici, ce vase a été façonné dans une argile capable de supporter une haute température sans se déformer. Puis le décor de filets horizontaux et de rinceaux végétaux a été gravé dans la pâte sèche mais non cuite. Le vase a ensuite été plongé dans un bain de couverte onctueuse qui, en séchant, s’est accumulée dans les sillons gravés. Après une cuisson à 1200°C, la pâte et la couverte ont pris leur aspect actuel : une pâte au cœur gris recouvert d’une matière transparente, brillante, craquelée, d’un vert doux. Le décor gravé prend une teinte verte plus foncée car la couverte s’y est accumulée.

 

Ensemble des ingrédients pour préparer les chiques de bétel (extrait de la Monographie dessinée de l'Indochine, 1935)

Cet objet est intéressant car il mêle une technique d’origine chinoise à une forme proprement vietnamienne, celle du crachoir pour le service à bétel. Son col haut et largement évasé surmontant un corps sphérique est caractéristique de cet usage. Mâcher une chique de bétel est une tradition que l’on retrouve largement répandu en Asie du Sud-Est. En mâchant une chique de bétel la salive devient plus abondante et l’on disposait donc un crachoir parmi le nécessaire à chiquer lorsque l’on recevait des hôtes.


Malgré que la partie supérieure manque, la forme originelle de ce crachoir nous est connue car le profil archéologique est conservé. La restauration pourra rendre plus lisible la forme générale de l’objet. Au niveau du pied, une lacune empêche le vase de tenir à la verticale : la restauration rendra sa stabilité à l’objet et permettra de le présenter.

 

Le décor de rinceaux végétaux ne sera pas reconstitué, mais la partie conservée sera tournée de manière à être bien visible. Ce petit crachoir est unique dans les collections du musée Cernuschi. Il est de belle facture et son décor soigné mérite qu’il soit présenté au public.

25 nov.

Le projet en images #8 : Découvrez la coupe de l’époque de Đông Sơn

Lancée depuis près d’un mois et demi, notre campagne RECOLLONS LES FRAGMENTS DU PASSÉ ! est toujours en cours ! Nous avons déjà atteint l’objectif initial des 12 000 € et réuni 4455 € supplémentaires grâce à la générosité de 72 mécènes que nous remercions chaleureusement. Ces dons assurent d’ores et déjà la restauration et l’exposition de 10 œuvres sur les 11 proposées !

Un riche panel d’œuvres témoignant de l’évolution de la culture et de la civilisation vietnamienne seront ainsi présentées dans le nouveau parcours permanent du musée Cernuschi, à l’image de cette coupe de l’époque de Đông Sơn (VIIe-Ie siècle avant J.-C.), que nous avons le plaisir de vous présenter cette semaine.

A 15 jours de la fin de la campagne, nous avons encore besoin de votre soutien pour garantir la restauration d’une onzième œuvre ! La ferme vietnamienne, modèle architectural emblématique de la collection vietnamienne du musée Cernuschi, nécessite un soutien supplémentaire : ses dimensions et son état ne permettant jusqu’alors qu'une présentation partielle au public, une restauration complète permettrait de l'exposer dans son intégralité et dans une vitrine dédiée au sein du nouveau parcours permanent du musée !

D’avance, un grand merci pour votre soutien !

18 nov.

Le projet en images #7 : Grand, lourd et fragile : un défi de conservation

Ce grand modèle d’habitation en terre cuite a été rapporté à Paris en 1935. Il avait été trouvé lors d’une campagne de fouilles archéologiques commencée l’année précédente dans le nord du Vietnam.

À cette époque, la communauté scientifique s’intéressait beaucoup aux origines des anciennes civilisations chinoise et vietnamienne qu’elle commençait à bien connaître grâce aux traductions des chroniques historiques chinoises. Dans ces chroniques sont mentionnés les contacts, échanges commerciaux d’abord, puis conflits armés, entre les Chinois et les Vietnamiens dès le IIe siècle avant notre ère. La Chine s’imposa sur le nord du Vietnam à partir du Ier siècle de notre ère. Or cette région était sous administration française depuis le XIXe siècle. Des fouilles archéologiques y furent ainsi organisées et une partie des objets exhumés furent rapportés à Paris.

La restauration des objets funéraires au musée de Hanoi, après les fouilles.

Aux premiers siècles de notre ère, les notables vietnamiens adoptent bon nombre d’usages venus de Chine. Les coutumes funéraires changent aussi et les tombes du nord du Vietnam reprennent le modèle des tombes contemporaines en Chine. La sépulture est composée de deux ou trois chambres en enfilade. Les murs et le plafond voûté sont en brique, le tout recouvert d’un tertre en terre battue. Au pied du tertre était placé le petit temple où les descendants venaient faire des offrandes en mémoire de leur aïeul.

 

Dans les tombes, à côté des offrandes de boisson et de nourriture placées dans des jarres, on trouve souvent des maquettes de fermes, de puits, de silo à grain, de fourneau garni de marmites. Ces objets symbolisaient la richesse agricole.

Au-delà de sa dimension symbolique, ce modèle architectural reflète les constructions réelles de l’époque au Vietnam. Les pavillons d’habitation ou de stockage sont juchés sur les hauts murs du rez-de-chaussée qui abritaient les bêtes. Hommes et denrées étaient ainsi préservés des infestations et de l’humidité. Les matériaux sont transcris dans l’argile, mais on reconnait la trace des piliers en bois aux angles et les joncs liés en bottes compactes disposés sur le toit.

Ce modèle architectural est très fragile car l’argile qui le constitue a été à peine cuite. Il a été retrouvé brisé puis  a été restauré à deux reprises, mais la restauration est à reprendre car différents matériaux ont été utilisés : un enduit gris et un autre rose pâle. Ces différences de couleur doivent être atténuées. Plusieurs types d’analyses chimiques réalisées dans un laboratoire spécialisé permettront une datation plus précise et le choix des meilleures solutions de conservation à long terme de l’argile très friable.

La ferme complète, photo des années 1940

Le modèle est composé de quatre bases carrées surmontées de murs. Chaque pavillon est indépendant et le toit vient se poser par-dessus. Trop grand pour tenir dans les vitrines du musée, seule la moitié était présentée jusqu’à présent. Mais grâce à l’aménagement d’une nouvelle vitrine dans le nouveau parcours, il pourra enfin être exposé dans sa totalité.

 

12 nov.

Le projet en images #6 : L’étude de la ferme vietnamienne

Nous sommes ravis de vous présenter en images les coulisses de ce projet, au cœur même de l'atelier de restauration ! Les dons ayant permis de démarrer l'étude du modèle de ferme vietnamienne, découvrez dans cette vidéo cette première étape du processus de restauration de l'œuvre !

Afin de mener à bien la restauration de cette ferme, modèle architectural inédit qui reflète les constructions réelles d'époque au Vietnam, 10 000 € sont nécessaires :

  • 2000 € pour les analyses en laboratoire [OBJECTIF ATTEINT ! ]
  • 4000 € pour une reprise des anciennes restaurations
  • 4000 € pour la consolidation des zones fragiles, le recollage des éléments brisés et l’harmonisation de l'état de surface

A l'heure actuelle, 2 875 € ont été collectés pour la restauration de cette œuvre emblématique. Si vous n'avez pas encore soutenu ce projet, n’attendez plus, il vous reste moins d’un mois pour contribuer !

D'avance un GRAND MERCI !!

08 nov.

Le projet en images #5 : Toute une année au creux d'une coupe

Coupe en grès à couverte céladon, XIe-XIIIe siècle


Cette coupe en grès à couverte céladon était un objet précieux très répandu au XIIe siècle au nord du Vietnam. Les centres de potiers de la Chine du Sud avaient mis au point les céladons qui furent appréciés, exportés et rapidement imités au Vietnam. Les coupes servaient dans la vie quotidienne mais étaient aussi offertes en offrande et ensevelies auprès des défunts.

 

C’est ainsi que fut retrouvée notre coupe, dans le sol, lors de fouilles ou de trouvailles fortuites dans les années 1930. Elle est presque intacte, à part deux morceaux qui ont été recollés assez grossièrement. La colle épaisse a jauni et l’ancienne restauration mériterait d’être reprise pour que la subtilité du décor puisse être mieux apprécié.

 

Moule à bol, collections du musée Cernuschi

Le décor du centre de cette coupe a été gravé sur un moule convexe. Ce moule a ensuite été pressé fortement sur la coupe façonnée en terre et la pâte encore molle est venue remplir les sillons gravés du moule. Au retrait du moule, un décor floral formé de lignes en relief est apparu à l’intérieur de la coupe. Puis, après un temps de séchage permettant de faire durcir la pâte, la coupe a été revêtue d’une couverte translucide. Après cuisson, les détails en relief apparaissent plus clairs que le fond de la coupe où l’épaisseur de la couverte est plus importante.

 

Détail de la fleur de prunier

L’intérieur de la coupe est divisé en quatre. En haut, des fleurs de prunier symbolisent l’hiver car elles sont les premières de l’année à éclore, malgré le froid persistant. Elles symbolisent ainsi la persévérance et le renouveau.

 

Détail de la pivoine


A gauche, la pivoine représente le printemps, époque à laquelle sa corolle aux pétales foisonnants s’épanouit. Sa fleur massive et spectaculaire lui vaut de symboliser la royauté et la richesse.

 

Détail des lotus


En bas, l’été est évoqué par le lotus, symbole par excellence du bouddhisme et de la pureté car il plonge ses racines dans la boue mais sa fleur reste immaculée.

 

Détail du chrysanthème


Enfin, à droite, le chrysanthème représente l’automne. Dernière de l’année à fleurir, cette plante représente la longévité. L’infusion de fleurs de chrysanthème est une boisson traditionnelle connue pour ses vertus curatives.

03 nov.

Le projet en images #4 : Evitons d’en perdre encore un morceau !

Coupe en grès à couverte ivoire, XIe-XIIIe siècle

L’art de la céramique au Vietnam a bénéficié de transferts de technologie des grands centres de potiers de la Chine du sud depuis les débuts de notre ère. Il s’est inspiré des formes et des techniques, tout en gardant une saveur singulière. Sous la dynastie chinoise des Song, aux Xe-XIIIe siècles, les céramiques les plus appréciées étaient blanches, vertes ou noires. La même gamme de couleurs a ainsi été développée par les potiers vietnamiens contemporains. La céramique blanche rappelait l’éclat de la vaisselle en argent.

 

Détail du motif incisé

L’intérieur de cette coupe très délicate est ornée d’une grande fleur stylisée. Le dessin a été gravé dans la pâte à l’aide d’un outil tranchant à la lame en biseau. Ainsi de belles lignes larges renvoient subtilement la lumière : là où la lame a pénétré le plus profondément dans la pâte, la couverte s’est accumulée et crée une ombre.


Un autre outil aux dents de peigne anime le décor de motifs variés. Le délicat travail de sculpture de la pâte avant cuisson rappelle les techniques de l’orfèvrerie et a été transposé à l’époque dans le matériau céramique.

 

Coupe en grès à couverte ivoire, XIIIe-XIVe siècle

Cette coupe a été façonnée dans une argile blanche très pure, le kaolin, que l’on trouve abondamment dans le bassin du fleuve Rouge au Vietnam. Pourtant, il ne s’agit pas de porcelaine car la pâte n’est pas translucide, bien qu’elle soit extrêment fine. La porcelaine est composée de kaolin et de pétunsé, ou pierre à porcelaine. C’est le pétunsé, riche en silice, qui permet à la pâte de se vitrifier à cœur. Or si le sud-est de la Chine est riche en pétunsé, ce n’est pas le cas du Vietnam. Ainsi, lorsqu’au XIIe siècle, la technique de la porcelaine est mise au point en Chine, les Vietnamiens s’inspirent de ce nouveau matériau. Les coupes ont des parois très fines, mais elles ne sont pas translucides, comme celle-ci.

 

Détail d'une trace de scotch


Cette coupe est complète, mais elle a été retrouvée brisée en huit morceaux. Lors des fouilles archéologiques de 1934-35 au Vietnam, les trouvailles étaient nombreuses. Dans les couches de terre supérieures, des objets déposés comme offrande auprès des sépultures ont été découverts parfois intacts, parfois brisés comme ici. Une première restauration a eu lieu rapidement après la découverte et les fragments ont été recollés. Avec le temps, la colle a perdu son pouvoir adhésif et du scotch a permis de maintenir un temps les lignes de jointure. Malheureusement, laissé trop longtemps, le ruban adhésif a laissé des traces sur l’objet et une nouvelle restauration dans les règles de l’art est indispensable.

28 oct.

La parole à nos mécènes : pourquoi soutiennent-ils la restauration du patrimoine vietnamien ?

Sensibles à la culture asiatique et notamment vietnamienne, amateurs d’art de tout âge, nous sommes partis à la rencontre de nos premiers mécènes, pour recueillir leur motivations, les raisons pour lesquelles ils ont souhaité contribuer à la réalisation de ce projet.

Touchés par leur enthousiasme pour l’art vietnamien et la collection du musée Cernuschi, nous vous proposons de découvrir leurs témoignages dans cette vidéo :

Comme eux, soutenez la restauration de ces oeuvres, et ensemble, recollons les fragments du passé !

21 oct.

Le projet en images #3 : La verseuse et le présentoir à offrandes à motifs de lotus

Voilà déjà deux semaines que notre campagne RECOLLONS LES FRAGMENTS DU PASSÉ !  a débuté. Grâce à vous, nous avons déjà pu collecter plus de 7 500 €, soit 63% de notre objectif de campagne !

Vos dons assurent d’ores et déjà le financement de la restauration de 6 œuvres sur les 11 proposées dans ce projet. Et cela est réalisable grâce à nos 35 mécènes que nous remercions chaleureusement !

Ainsi nous avons le plaisir de vous présenter parmi les œuvres qui feront l’objet d’une restauration (désormais certaine !), une verseuse et un présentoir à offrandes de l’époque du Đại Việt, à motifs de lotus.

Nous vous présenterons un troisième lot d'oeuvres prochainement, et d'ici là, n'hésitez pas à participer à notre projet.

D'avance, un grand merci !

14 oct.

Le projet en images #2 : Découvrez la coupe à oreilles miniature

Suite au lancement de la campagne RECOLLONS LES FRAGMENTS DU PASSÉ ! 41 % de la cagnotte soit 4 940 € ont déjà pu être réunis grâce à la générosité de 24 mécènes !
UN GRAND MERCI À VOUS !


Cette semaine, découvrez la coupe à oreilles miniature, adaptation des coupes en laque à boire chinoises qui compte parmi les premières œuvres qui pourront bénéficier d’une seconde vie grâce à votre soutien.

04 oct.

Le projet en images #1 : Pourquoi restaurer ces objets ?

C’est avec plaisir que nous vous présentons les premières images des objets qui seront restaurés grâce à vous !

Anne Fort, conservateur responsable des collections vietnamiennes du Musée Cernuschi vous présente l’histoire des céramiques vietnamiennes, et leur besoin de restauration en vue de leur exposition dans les vitrines du nouveau parcours du musée Cernuschi à découvrir dès mars 2020.

Chaque semaine, nous vous raconterons en détail l’histoire de chacun des objets à restaurer.

D’avance, un grand merci pour votre soutien !

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