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Plastiques en mer : les solutions sont à terre

La Fondation Tara Océan lance une nouvelle mission sur 10 fleuves d’Europe aux origines de la pollution plastique
Programme annuel

Programme annuel

Ville

Paris

IR 2020 / IS 2020 / IFI

Les dons donnent droit à une réduction fiscale

Microplastiques, la pollution la plus alarmante

Chaque année, 8 millions de tonnes de plastique sont déversés en mer. Cela représente un camion-benne par minute. 

Loin des images choquantes de macro-déchets accumulés dans les baies, ce sont les micro-plastiques, issus de la dégradation des déchets dans l’environnement, qui sont les plus alarmants. Ils constituent 94% du plastique présent en mer, et sont très difficiles à faire disparaître du fait de leur petite taille (plus petits qu’un grain de riz). Que ce soit de la Mer Méditerranée au Pacifique, de l’Arctique à l’Antarctique, depuis 2010 la goélette Tara prélève des microplastiques dans ses filets.

Pluie ruisselant sur les routes, caniveaux, lacs, rivières ou fleuves, sont autant de vecteurs des déchets plastiques produits par chacun d’entre nous qui finissent dans l’océan. Aujourd’hui, l’assiette d’un poisson c’est « moitié plastiques, moitié planctons », explique le directeur scientifique de la mission Jean-François Ghiglione (CNRS). Ces plastiques sont, en outre, de véritables radeaux qui peuvent transporter une large diversité d’espèces sur de grandes distances et perturber durablement les écosystèmes. 

« Plastique en mer, les solutions sont à terre »

Image du projet Plastiques en mer : les solutions sont à terre

Pour mieux évaluer les sources des microplastiques et leur devenir en mer, la goélette Tara repart en mission du 27 mai au 23 novembre 2019 et va parcourir les 4 façades maritimes européennes et étudier les embouchures de 10 grands fleuves européens.

40 scientifiques, biologistes marins, écotoxicologues, océanographes, modélisateurs, chimistes et physiciens, sont réunis pour l’occasion et travailleront ensemble pour : 

  1. Identifier les sources de pollution, comprendre leur fragmentation dans les fleuves et prédire leur dispersion vers l’océan,
  2. Comprendre leurs impacts sur la biodiversité marine et leurs effets sur la chaîne alimentaire

Pour mobiliser le plus grand nombre, la Fondation Tara Océan mettra à profit chacune des 18 escales prévues lors de cette mission pour aller à la rencontre du public, et sensibiliser tous les acteurs, jeunes, enseignants, collectivités locales, secteur privé… aux enjeux de la pollution dans l’Océan.

Embarquez aux côtés de la goélette Tara

Pour la Fondation Tara Océan, il est urgent d’analyser et de comprendre ces fuites de déchets vers la mer et parvenir à endiguer cette « hémorragie ». 

En soutenant la Fondation Tara Océan, vous participez au financement de notre mission et nous permettez de :

  1. explorer le cours des fleuves pour identifier les foyers de dispersion des plastiques et leur impact 
  2. Sensibiliser les jeunes et le grand public sur l’impact local et global des déchets plastiques dans l’Océan ;
  3. Expertise à l’appui, mobiliser les décideurs politiques et économiques afin de trouver, à terre, les moyens de lutter contre la pollution plastique mer

 

Il y a urgence à comprendre et à agir. Chaque don compte et nous avons besoin de l’aide de tous. 

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La vie du projet

29 juin.

La Fondation s’engage avec l’Éducation nationale pour la transition écologique

La Fondation Tara Océan a signé ce 6 juin 2020 une convention-cadre avec le Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse.

Le Ministre Jean-Michel Blanquer s’est rendu à bord de la goélette scientifique Tara – amarrée sur les quais de Seine à Paris – pour signer le partenariat qui liera la Fondation au Ministère pour une période 3 ans. Formation de professeurs, développement d’outils pédagogiques, groupe de travail permanent seront les pivots d’une démarche éducative en faveur du développement durable déployée à l’échelle nationale.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, et Romain Troublé, directeur général de la Fondation Tara Océan, signent la convention cadre ! ©Patrick Gentier / Fondation Tara Océan

Les actions éducatives proposées par la Fondation Tara Océan connaissent un très grand essor chaque année. Cette année scolaire 2019-2020, ce sont plus de 50 000 élèves (en France et dans le monde) qui ont travaillé avec les ressources de la Fondation. Depuis 12 ans, en parallèle et cohérence avec les finalités scientifiques des missions de la goélette Tara, la Fondation a développé une plateforme éducative en ligne, gratuite et en libre accès à destination des enseignants francophones. L’enjeu est double : proposer des ressources pédagogiques de qualité et former les enseignants. En s’appuyant sur les enjeux environnementaux d’aujourd’hui et de demain, la Fondation propose aux enseignants des outils pour éduquer au développement durable (EDD), à la science et aux medias (EMI) ; 3 piliers fondamentaux de l’éducation à la citoyenneté. Et la démarche suscite un intérêt croissant auprès des enseignants comme des responsables académiques.

Comprendre l’océan, un tremplin pour aborder la complexité du développement durable

Les missions de la goélette scientifique Tara sont un formidable levier pour susciter la curiosité des élèves pour l’Océan, mais aussi pour les familiariser avec le processus de recherche scientifique, ferment de l’esprit critique. Via le suivi d’expéditions scientifiques, la découverte des enjeux de développement durable dans le monde ou les sciences participatives sur la pollution plastique, les élèves du primaire au secondaire découvrent aussi la notion d’engagement et la complexité d’une action collective.

Faire entrer l’Océan dans la classe permet d’engager les jeunes générations dans une réflexion globale sur l’environnement et la citoyenneté au cours de leur parcours scolaire. L’Océan constitue ainsi une véritable porte d’entrée vers la découverte et la compréhension de nombreuses problématiques du développement durable. L’intérêt de la communauté éducative pour les ressources pédagogiques déployées traduit une mobilisation croissante pour des enjeux sociétaux qui requièrent en effet de profondes évolutions des comportements individuels et collectifs, pour la transition écologique dans son ensemble.

De 2020 à 2023, des actions concrètes en faveur de l’éducation

La Fondation Tara Océan et le Ministère de l’Education Nationale ont convenu de la mise en place d’un groupe de travail permanent qui mobilisera et mettra en commun l’expertise et les compétences de part et d’autre et, notamment dans le cadre des opérations pédagogiques déployées par la Fondation : « Plastique à la loupe », « Graines de reporters scientifiques », « Echos d’escale », « Du bateau au labo », ou « Coulisses de laboratoires »

Il s’agira aussi de renforcer les formations pour accompagner les enseignants en vue de :

• Encourager les jeunes à observer et à comprendre le monde qui les entoure.

• Sensibiliser et informer sur les enjeux du climat, de la pollution plastique et de la biodiversité.

• Donner le goût de la pratique scientifique aux jeunes

• Développer l’esprit critique.

• Engager les jeunes dans l’action citoyenne et leur donner conscience de leur capacité d’emprise sur le monde.

08 juin.

Journée mondiale de l’Océan : il est temps de commencer à protéger l’essentiel

À l’occasion de la Journée Mondiale de l’Océan, ce 8 juin, la Fondation Tara Océan lance une campagne « renversante » et renforce son implication dans la recherche sur le microbiome marin.

Renverser la situation pour mettre la biodiversité et l’Océan au coeur de nos priorités

« A l’image de nos vies depuis l’apparition du virus Sars-CoV-2, cette Journée Mondiale de l’Océan n’est pas celle que nous espérions », indique Romain Troublé, directeur général de la Fondation. A Lisbonne où devait avoir lieu une conférence des Nations Unies dédiée à l’Océan, ou à Marseille avec le Congrès Mondial de la Nature, l’Océan devait faire l’objet de toutes les attentions, au plus haut niveau des instances politiques nationales et internationales.

Alors que cette mobilisation est reportée sine die, voilà qu’un virus de 0,1 micron a instauré à lui seul une mise en jachère historique des écosystèmes marins, des littoraux et des pêcheries à l’échelle planétaire. « Il faut sans doute remonter aux dernières guerres mondiales pour observer un tel impact positif sur la biodiversité marine », indique-t-il.

Ce virus, aujourd’hui sur notre route, aurait très bien pu venir de l’Océan

Depuis 10 ans, la Fondation Tara Océan et les instituts de recherche associés ne cessent de découvrir de nouveaux organismes microscopiques, virus, bactéries, micro-algues et d’en étudier les interactions. En stockant du carbone, en produisant de l’oxygène, en transformant l’énergie solaire ou chimique en matière organique vitale pour toute la chaîne alimentaire marine et même pour nous, ce véritable microbiome nous rend, à chaque instant, des services inestimables. Ce « petit peuple » de l’Océan est à l’image de notre microbiote intestinal, indispensable à la vie. Mais nous le connaissons encore trop peu.

À l’aube de la mise en place d’une relance économique planétaire, cette crise nous oblige donc à réfléchir sur la façon de mettre l’Océan, et, plus largement, la biodiversité au cœur de nos modèles de développement. Malgré les progrès fulgurants de la science biomédicale, cette crise n’a cessé de rappeler le rôle capital de boussole que joue la recherche fondamentale et l’urgence de progresser encore plus vite dans l’avancée de nos connaissances pour nous prémunir, demain, de futures crises probables
indique Eric Karsenti, biologiste, directeur de recherche EMBL, et Médaille d’Or du CNRS.

Fort de ces constats, la Fondation Tara Océan est plus mobilisée que jamais. Elle va poursuivre, et renforcer son implication dans la recherche sur l’évolution du microbiome marin, sur les services vitaux qu’il nous rend et sur la façon dont ces services sont affectés par la pollution ou le réchauffement global.

Dès aujourd’hui, avec les instituts scientifiques associés et ses partenaires, elle développe également ses recherches sur les liens entre l’environnement, la biodiversité avec notre santé en ligne de mire. Expertise à l’appui, la Fondation se mobilise aussi pour que la nécessaire relance économique ne soit pas le fossoyeur des récentes avancées en matière de lutte contre la pollution plastique dans l’Océan.

Notre santé et celle de la biodiversité sont indissociables. En détruisant la biodiversité, nous découvrons notre fragilité. En l’étudiant et en la préservant, nous serons en mesure demain de pouvoir renverser la situation et commencer à protéger l’essentiel.

Un cadre de mobilisation international pour la recherche sur l’Océan

En décembre prochain, les Nations Unies lanceront la Décennie pour les Sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030). La Fondation Tara Océan s’inscrira dans cette décennie, en renforçant sa mobilisation avec la communauté scientifique, les décideurs politiques, les entreprises, et la société civile autour de la recherche océanographique.

Soutenez la Fondation, faites un don !

La goélette scientifique Tara se visite à nouveau à Paris du 13 juin au 19 juillet

À partir du 13 juin, la goélette Tara, en escale à Paris, réouvre son pont aux visites et accueille le grand public.

Pour vous inscrire et visiter la goélette cliquez ici

Du lundi au vendredi : 14h à 18h (fermé le mardi). Le week-end de 10h à 12h et de 14h à 18h. Prix : 5 €. Gratuit pour les moins de 12 ans.

Une campagne renversante

 

À l’occasion de la Journée Mondiale de l’Océan, la Fondation Tara Océan lance une campagne de communication “renversante”. Cette campagne – conçue par l’agence SoixanteSeize – inverse le haut et le bas, retourne ciel et terre, invitant à « renverser la situation et à commencer à protéger l’essentiel ». Ces affiches de campagne seront visibles pendant au moins deux semaines dans les couloirs et sur les quais du métro parisien, avec le soutien de la régie publicitaire Mediatransports aux grandes causes environnementales et solidaires.

Vous aussi, agissez à nos côtés pour protéger la biodiversité et l’Océan en diffusant le message sur vos réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, Linkedin) !

Merci à Médiatransports pour son soutien et son engagement auprès des grandes causes environnementales et solidaires.

Une campagne conçue par l’agence SoixanteSeize.

04 mai.

Toujours sur le pont, nous préparons l'après

Après 6 semaines de confinement, alors que la situation sanitaire en France et en Europe semble s’améliorer, l’après se prépare. Le plan de déconfinement annoncé hier par le Gouvernement augure d’une reprise lente, progressive et ajustable. Ce 11 mai, jour du déconfinement, inspire une navigation à vue pour quelques semaines.

 

© samuel bollendorff

Au sein de l’équipe de la Fondation Tara Océan, nous sommes sur le pont depuis le début de cette tempête. Certains de quart pour les programmes pédagogiques avec les écoles à distance, d’autres à bord de Tara où ils ne sont que 4 marins affairés à descendre la “to do list” et le reste de l’équipe en télétravail agrémenté de quelques pauses liées à la baisse d’activité.

Comme tous, il nous tarde de reprendre la mer, la prochaine mission de la goélette se précise peu à peu. Avec un départ à ce stade prévu à l’automne, elle portera sur une étude grand format de 18 mois du microbiome marin en Atlantique Sud, Antarctique, Amérique Latine et Afrique de l’Ouest. Il n’y a qu’une santé sur cette planète, la crise sanitaire, économique et sociale actuelle nous rappelle à quel point il est urgent d’explorer notre biodiversité pour se prémunir de désastres futurs, et protéger notre santé commune.

Côté partage de connaissance, l’équipe prépare la rentrée scolaire avec de nouveaux projets en sciences participatives et de nouveaux déploiements.

17 déc.

PLASTIQUES EN MER, LES SOLUTIONS SONT DÉFINITIVEMENT À TERRE

Les microplastiques, véritables “éponges à polluants” à la toxicité significative

L’autre observation majeure à l’issue de cette mission concerne la toxicité des microplastiques dans les fleuves. Au cours de la mission, des nasses contenant différents types de plastiques ont été volontairement immergées. Alors que ces plastiques ne présentaient aucun signe de toxicité avant leur immersion, leur séjour d’un mois dans les fleuves a suffi pour que leur toxicité s’avère positive. Si nous savons déjà que certaines matières plastiques relarguent leurs additifs (notamment des perturbateurs endocriniens comme les bisphénols A et les phtalates), certains plastiques “témoins” se sont aussi révélés être des “éponges à polluants”. Charriées vers l’océan, les particules plastiques vont accumuler à leur surface des polluants présents dans les fleuves (pesticides, hydrocarbures, métaux lourds...) et avoir des effets toxiques sur les organismes qui les ingèrent, ralentissant leur croissance, leur reproduction, en perturbant leur métabolisme et leur système hormonal.

Les 5 mesures urgentes pour la Fondation Tara Océan

Cette vaste proportion de microplastiques déjà impossible à collecter en mer et charriée aussi par nos bassins versants et nos fleuves, rend impossible le nettoyage des fleuves. Les solutions contre cette hémorragie sont définitivement à terre”.  Romain Troublé, Directeur général de la Fondation Tara Océan 

Pour la Fondation Tara Océan, dont la mission est aussi de traduire l’expertise scientifique afin d’éclairer les politiques publiques, 5 mesures multiples et complémentaires s’avèrent urgentes :

  • Améliorer considérablement la collecte et le recyclage des déchets par exemple via la consigne des emballages de boissons
  • Réduire drastiquement les plastiques jetables, à usage unique tels que les emballages
  • Réduire le nombre de résines et la complexité des additifs utilisés dans la fabrication  des objets en plastique
  • Développer des emballages écoconçus pour les substituer aux matériaux problématiques comme le polystyrène expansé
  • Adopter des lois fixant un calendrier de réduction à la source de tout type d’emballages jetables, en cohérence avec les directives européennes.

La Fondation Tara Océan rappelle que “ tout dispositif de consigne qui serait retenu améliore la performance globale environnementale”. Il ne faut en aucun cas manquer cette opportunité législative pour rapidement réduire à moyen et long terme les déchets à la source en développant le réemploi et la réparabilité. Enfin, la Fondation Tara Océan, pour qui le consommateur doit être désormais justement informé, appelle à réglementer l'usage des termes recyclable, recyclé, compostable et biodégradable.

06 déc.

[MISSION MICROPLASTIQUES 2019] La première mission sur la pollution plastique des fleuves à échelle européenne

OMNIPRÉSENCE DES MICROPLASTIQUES DANS LES FLEUVES EUROPÉENS : LES ENJEUX MIS À JOUR PAR LA FONDATION TARA OCÉAN

Sur une période de 6 mois, de mai à novembre 2019, la goélette scientifique Tara a parcouru les 4 façades maritimes européennes et prélevé des échantillons dans 9 des principaux fleuves d’Europe. Il s’agit de la première mission dédiée à la pollution plastique des fleuves réalisée à l’échelle européenne. Elle a été initiée par la Fondation Tara Océan, en partenariat avec 17 laboratoires de recherche et coordonnée scientifiquement par le CNRS.

Ses objectifs : identifier les sources de pollution, comprendre la fragmentation des microplastiques dans les fleuves, prédire leur dispersion vers l’océan, comprendre leurs impacts sur la biodiversité marine et leurs effets sur la chaîne alimentaire.

Biologistes marins, écotoxicologues, océanographes, modélisateurs, chimistes et physiciens composent cette équipe interdisciplinaire collectivement engagée dans cette vaste enquête européenne.

Tour d’horizon des observations relevées par la Fondation Tara Océan et les équipes scientifiques.

100% des prélèvements d’eau effectués dans les 9 fleuves européens contenaient des microplastiques. L’hypothèse selon laquelle les microplastiques sont d’ores et déjà omniprésents dans les fleuves est validée. Parmi ces prélèvements, et sans surprise, on retrouve des microbilles présentes dans certains cosmétiques, dans les dentifrices, etc. Mais également une forte proportion, visible à l’oeil nu, de fragments appelés microplastiques secondaires, issus de la fragmentation des plastiques due notamment aux rayons du soleil.

Inférieurs à 5 mm, ces microplastiques représenteraient plus de 90% des 5000 milliards de morceaux de plastiques flottant à la surface de nos océans.

Cette première observation apporte un nouvel éclairage à notre vision de la pollution plastique en mer. Nous avons longtemps pensé que la transformation des plastiques en microplastiques se produisait en mer, sous l’effet du soleil et des vagues. Or, le processus semble bien se produire également dans les fleuves et leurs bassins versants. Les recherches qui débutent dans les 17 laboratoires partenaires permettront d’ici quelque temps de mieux comprendre les phénomènes de fragmentation du plastique, de quantifier ce qui vient des fleuves et d’évaluer la nature des plastiques pour pouvoir orienter les mesures à prendre” indique Jean-François Ghiglione, CNRS, directeur scientifique de la mission.

Suite des recherches en laboratoires

De retour à leur port d’attache de Lorient le 23 novembre, marins et scientifiques à bord de Tara ont rapporté 2700 échantillons en 6 mois, prélevés sur 45 sites situés entre terre et mer. Tamise, Elbe, Rhin, Seine, Èbre, Rhône, Tibre, Garonne, Loire, les échantillons et les données ont été récoltés au large des 9 estuaires, à leur embouchure, en aval et en amont de la première grande ville à forte population située sur les fleuves. Dans les 12 à 18 mois à venir, ces prélèvements doivent permettre la comparaison des quantités de déchets, de leur dégradation, de leur composition, etc. Ces microplastiques sont autant d’indices et de « pièces à conviction » pour remonter à l’origine de la dispersion, identifier les foyers de dispersion selon leur taille et leur nature chimique, et cibler les plus fortes concentrations de microplastiques pour agir, demain, à la source.

Réalisés par le Génoscope-CEA, le séquençage de l’ADN de la biodiversité associée aux particules de plastiques permettra également d’explorer la “plastisphère” (c.-à-d. les micro-organismes qui colonisent les plastiques) et d’identifier les bactéries pathogènes et/ou les microorganismes capables de jouer un rôle dans la fragmentation et la biodégradation des plastiques.
Cette recherche fondamentale prend tout son sens dans la recherche de solutions (notamment en biotechnologies).

08 oct.

Tara à Barcelone

Du 4 au 9 octobre 2019

Tara continue sa mission avec une escale à Barcelone du 4 au 9 octobre. Les 5 et 6 octobre, la Fondation Tara Océan est heureuse de vous accueillir à bord pour visiter le pont supérieur, rencontrer l’équipage, découvrir les expéditions de Tara et les instruments spécialisés impliqués dans nos recherches scientifiques.

Juste en face du quai où Tara sera, l’Institut des sciences de la mer (ICM) est heureux d’accueillir l’exposition spectaculaire de Plankton Planet, l’association scientifique citoyenne soutenue par la Fondation Tara Océan ! Si vous souhaitez visiter à la fois Tara et le Planktonarium, veuillez planifier et prévoir une marche de 30 minutes entre les deux visites.

Conférence des 10 ans de l’expédition Tara Oceans à l’ICM avec Romain Troublé et Colomban de Vargas
Aujourd’hui, Tara est de retour à Barcelone pour célébrer le 10e anniversaire de l’expédition Tara Oceans (2009-2013). Cette conférence reviendra sur la genèse de cette odyssée, sera l’occasion d’évoquer plusieurs résultats scientifiques majeurs issus de ces données planétaires et d’expliquer comment Tara Oceans a inspiré d’autres explorations menées par la Fondation Tara Océan Fondation.

Réservez dès maintenant (conférence gratuite, en anglais) !

  • Le 4 octobre à l’ICM à Barcelone de 18h30 à 20h.

ICM, Consell Superior d’Investigacions Científiques, Passeig Marítim de la Barceloneta, 37, 08003 Barcelona

SUR INSCRIPTION UNIQUEMENT !

Je souhaite visiter Tara :

(chaque visite dure 30 minutes) :

  • le samedi 5 octobre de 10h à 12h30 et de 15h à 17h30- le dimanche 6 octobre de 10h à 12h30 et de 15h à 17h30

Je souhaite visiter l’Exposition Planktonarium à l’institut de la Science Maritime (ICM) : (chaque visite dure une heure) :

  • le samedi 5 octobre de 10h à 14h et de 15 à 17h (chaque visite dure une heure)
  • le dimanche 6 octobre de 10h à 14h et de 15h à 17h (chaque visite dure une heure)
  • le mardi 8 octobre de 14h45 à 17h15 (chaque visite dure 45 minutes)

Informations pratiques

Tara sera au quai : Port Olímpic, Escullera de Poblenou, 14, 08005 BarcelonaConférence et exposition (ICM) : Consell Superior d’Investigacions Científiques, Passeig Marítim de la Barceloneta, 37, 08003 Barcelona

04 juil.

Tara à Boulogne-sur-Mer pour la Fête de la Mer

Du 12 au 16 juillet 2019

Du 12 au 16 juillet, la “baleine grise” revient en France après plusieurs escales européennes sur la route des microplastiques en mer en remontant les fleuves. Parade, conférence, visites de Tara… Rendez-vous à Boulogne-sur-Mer pour célébrer le 14 juillet aux couleurs de l’Océan durant la Fête de la Mer (du 11 au 14 juillet) !

Visite de Tara

Découvrez la vie à bord de la goélette et les différents instruments de recherche scientifique lors d’une visite de 30 minutes uniquement sur le pont de Tara :

Sur inscription uniquement !

Tara à la parade nautique de la Fête de la Mer

La goélette scientifique participera aux parades aux côtés de grands voiliers, de gréements traditionnels, de répliques historiques, de navires administratifs et bateaux de pêche venus de toute la Côte d’Opale, de Belgique, d’Angleterre et des Pays-Bas.
Rendez-vous le samedi 13 juillet à 17h30 et le 14 juillet à 12h30 pour voir la parade !

Rencontre avec l’équipage de Tara à Nausicaa

Passez la soirée avec l’équipage de la goélette scientifique et Romain Troublé, directeur général de la Fondation Tara Océan, pour découvrir comment se déroule une expédition océanographique. Lundi 15 juillet 2019 à partir de 20h15 à l’aquarium Nausicaa. Entrée gratuite sur réservation.                                                         

Rassemblement de bateaux traditionnels, sorties en mer à bord de voiliers du patrimoine, village des savoir-faire et des traditions maritimes, marché de la mer, expositions… Profitez de la Fête de la Mer et des nombreuses animations proposées du 11 au 14 juillet !

Informations pratiques : 

24 juin.

Erik Orsenna devient Parrain de la Fondation en 2019-2020

« Tara est une encyclopédie vivante, une encyclopédie en mouvement ». A Saint Malo, sur le pont de la goélette, Erik Orsenna – écrivain et président de l’Initiative pour l’Avenir des Grands Fleuves – raconte sa rencontre avec Tara et le chemin qui le mène à devenir parrain de la Fondation Tara Océan en 2019-2020.

Vous voilà à bord de Tara, pourriez-vous nous dire en quelques mots ce que représente Tara pour vous ?


Mon lien avec Tara, c’est le lien avec la planète. Je navigue depuis l’enfance et j’essaye de comprendre la relation que nous entretenons avec les océans depuis une quinzaine d’années. J’ai commencé à suivre Tara avec passion, d’abord parce que c’est un bateau de légende. J’aime les légendes. Et un jour, j’ai appris qu’un bateau partait vers l’Arctique pour reprendre la ligne des grandes explorations du passé.
Pourquoi le bateau s’en allait ? Parce que nous ne connaissons pas tout et sommes encore loin de tout connaître. Il partait, pour poursuivre l’exploration. Parce que l’exploration est un mouvement continu. Je me suis dit : il faut absolument que je parte avec Tara. Et puis ça ne s’est pas fait, mais j’ai suivi passionnément ce que faisait Tara.
Puis la goélette a quitté l’Arctique pour partir explorer le plancton. Le plancton, honnêtement, je n’y connaissais rien du tout. Alors je me suis dit : Tara est une encyclopédie vivante, une encyclopédie en mouvement. Je n’aime apprendre qu’en cheminant, aux côtés de marins. Depuis toujours, ma passion est l’eau salée,  mais aussi l’eau douce et ses fleuves.

 

Pour la suite de l'interview.

19 juin.

Premiers prélèvements microplastiques sur la Tamise

La goélette Tara a quitté Londres le 13 Juin pour rejoindre Hamburg, où elle y fait escale jusqu’au 19 juin.

Entre temps, les scientifiques ont effectué des échantillonnages sur la Tamise à l’aide d’un filet manta, qui est un filet de surface. Après avoir filtré environ 10 000 litres d'eau, le collecteur du filet manta est chargé de matières en suspension.  

Sous la loupe, les microplastiques sont au rendez-vous. Par centaines. Jean-François Ghiglione, directeur scientifique de la Mission microplastique 2019 partage ces premiers instants de la mission, premières observations et premiers questionnements.

On distingue beaucoup de microbilles qui sont utilisées dans la cosmétique. « Des microbilles ! Une bleue, une rose! » »: armé d'une pince à épiler, Jean-François Ghiglione observe des échantillons pêchés dans la Tamise par les scientifiques de la Fondation Tara.

« On voit des choses totalement différentes de ce qu'on a vu en mer, par exemple ces toutes petites microbilles » issues des produits cosmétiques, constate le responsable scientifique de l'expédition, penché en pleine nuit au-dessus d'une loupe dans le laboratoire de la goélette Tara, amarrée dans une marina londonienne. Des « larmes de sirènes » également, granulés qui viennent directement des fabriquant de plastique. Il y en a beaucoup plus que ce que l’équipe a l’habitude de voir en mer. Des fibres de vêtements, des boulettes de polystyrène expansé provenant de barquettes pour la conservation des aliments, des restes de sacs plastiques. Un bâton de sucette et quelques emballages de confiserie seront les seuls « gros » déchets collectés.

Après les prélèvements, place à l’analyse…. « Chaque plastique va être analysé sur sa composition, sur les polluants, sur les espèces qui vivent dessus, et sur l'effet qu'ils vont avoir sur des organismes », souligne Jean-François Ghiglione, qui précise que les conclusions globales des 40 scientifiques et 12 laboratoires associés ne seront pas connues avant plusieurs années. Les microplastiques (<5mm) constituent plus de 90 % de la récolte. Ce sera le premier constat de cette mission : la plupart des plastiques qui arrivent en mer en provenance de la Tamise sont déjà sous forme de microplastiques.

Pour plus d'informations concernant les échantillonages sur la Tamise 

14 juin.

"La connaissance des sources de pollution plastique est prioritaire si l’on veut lutter contre ce fléau" - ITW avec Jean-François Ghiglione

Cela fait maintenant près de 20 jours que la goélette Tara a quitté Lorient pour une mission de six mois sur les fleuves européens.

À son bord, une quarantaine de scientifiques sont chargés d’évaluer la concentration de déchets plastiques charriés par les fleuves et leur impact sur les organismes marins. Retrouvez les détails du projet avec Jean-François Ghiglione, écotoxicologue microbien à l’Observatoire océanologique de Banyuls.

 

 

11 juin.

Retour sur l'escale à Saint-Malo

La saison des escales est ouverte!

Du 5 au 8 juin, la goélette était à Saint-Malo. Retour sur cette première escale réussie avec quelques chiffres:

  • Scolaires

Malgré la tempête annoncée ce week-end, nous avons pu recevoir presque toutes les classes de lycéens et collégiens à bord. En parallèle des visites, les séances de projection du documentaire L'archipel des Rois suivie d'une discussion avec notre intervenant chargé du pôle éducation, étaient complètes. Sur ces 2 jours dédiés aux scolaires, nous avons partagé avec environ 1000 élèves.

  • Nettoyage de plage avec l'Aquarium de St Malo 

Une trentaine de personnes était présentes pour participer à ce nettoyage. Nous avons grandement apprécié ce moment de partage.

  • Visites grand public 

Le samedi 8 juin, près de 700 personnes ont été accueilli à bord de la goélette Tara.

 

Nous espérons vous voir nombreux lors de nos prochaines escales. 

Maintenant, cap sur Londres (11-13 juin)! En chemin, les scientifiques à bord feront des prélèvements sur la Tamise.

 

07 juin.

Journée mondiale de l'Océan - Tribune pour "une transition plastique"

8 juin 2019

À l'occasion de la Journée mondiale de l'Océan, la Fondation Tara Océan lance un appel à soutenir la recherche pour lutter contre la pollution plastique. Le constat ne suffit plus, la démarche scientifique doit désormais éclairer les prises de décisions pour enclencher la « transition plastique ».

Par Jean-François Ghiglione, CNRS, Ecotoxicologue - Laboratoire d’Océanographie de Banyuls
& Romain Troublé – Directeur général de la Fondation Tara Océan.

- Pour lire l'appel en entier - 

 

05 juin.

Suivez la progression de la Mission Microplastiques 2019

Suivez en direct le parcours de la Mission microplastiques 2019 avec cette carte interactive, actualisée toutes les 2h.
Pour un meilleur confort de navigation, vous pouvez également voir la carte en plein écran.

Voir la route de Tara lors de la Mission microplastiques 2019 de mai à novembre 2019 !

04 juin.

Tara à Saint-Malo pour la journée mondiale des Océans

Samedi 8 juin, Journée mondiale des océans

Après le départ de Tara à Lorient le 27 mai, la goélette scientifique arrive le 5 juin à Saint-Malo pour y effectuer sa première escale de la Mission microplastiques 2019. À cette occasion et pour l’ouverture du Festival des Etonnants Voyageurs, de nombreux événement sont organisés le samedi 8 juin, lors de la Journée mondiale des océans. Visites à bord, projections de film, conférences et rencontres… Une date à ne pas manquer !

En savoir plus et voir tout le programme détaillé de la journée.

 

29 mai.

Kenavo Lorient, l'aventure scientifique redémarre pour Tara !

Lundi 27 mai, la goélette prenait le large direction Saint-Malo le 5 juin. Sur sa route à travers les eaux bretonnes, les scientifiques à bord effectueront des prélèvements pour étudier une zone d'efflorescence de plancton - un phénomène splendide appelé "bloom planctonique" qui modifie la couleur de l'Océan, visible à l'oeil nu et par satellite.

Pendant les six prochains mois, la goélette Tara sillonnera plusieurs façades de l'Europe et explorera 10 grands fleuves européens. 

Conférences, visites de la goélette scientifique, la Fondation Tara Océan prévoit 18 escales pour partager les enjeux liés à la connaissance et la préservation de l’Océan et pour partager avec le plus grand nombre des solutions face à la pollution plastique en mer – des solutions qui se trouvent… à terre !

Au programme pour certaines escales : visites scolaires ou publiques de la goélette, nouvelle exposition itinérante sur les relations entre la biodiversité marine et les microplastiques et conférences. Pour être sûr de ne rien manquer, suivez nos actualités sur nos réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter, YouTube et LinkedIn).

N'hésitez pas à vous inscrire pour visiter la goélette lors d'une de nos 18 escales! Les visites  le pont de Tara seront progressivement mises en ligne sur notre agenda.

 

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